Ferme Fort-Rajo
Élevage de bovins Highland pur-sang & enregistrés
Tout naturellement !!!
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Fin de l'élevage Galloway Noir à la Ferme Fort-Rajo

 Nous avons vendu notre troupeau Galloway au printemps 2012. Il devenait difficile de faire la gestion de 2 troupeaux de race différente. Une partie de notre cheptel est maintenant au Lac St- Jean. Ce fut une belle histoire, mais notre race préférée a gagné! Voici l'article que j'ai rédigé pour la revue nationale des éleveurs Highland «The Kyloe Cry» de juin 2012.
 
  

   Eh bien, c’est fait… J’ai gagné!  C’est plutôt la meilleure race qui a gagné, ici, à la ferme Fort-Rajo.  Certains parmi vous savaient qu’il y avait deux espèces de bovins qui se partageaient nos terres : les Highland et les Galloway noirs.  Gilles et moi nous les disions cousines puisqu’elles ont beaucoup en commun : les deux viennent originalement d’Écosse, ont une double toison, ont une viande aux particularités similaires, etc.  Gilles et moi, on se taquinait sur «nos» races.  Je prenais pour les Highland (mon implication dans la Société en est une preuve) et lui, pour ses «frisées noires».  Toutefois, notre préférée a gagné le droit de rester et de prendre possession de toutes nos parcelles de terres.

   L’avantage des Highland, c’est qu’elles sont les préférées de nos clients aussi.  Les Highland ont tout pour plaire : leur allure accroche les passants (il y a même un photographe qui a gagné un concours avec une photo de nos bovins) et obligent ceux-ci à s’arrêter et à nous poser des questions.  Ces personnes deviennent souvent curieuses de goûter à cette viande et c’est pour cette raison que j’ai toujours des petits paquets de viande hachée à distribuer.  Lorsque la dégustation se produit, la majorité des goûteurs deviennent des clients.  Les bovins Highland sont faciles à publiciser, juste en étant…des Highland!  Et la qualité de leur viande fait que nos clients satisfaits en font la publicité de leurs cotés.  Nous avons débuté en douceur et notre publicité s’est fait par le « bouche à l’oreille » et encore en grande partie de cette façon aujourd’hui.  Nous avons augmenté notre cheptel en suivant la demande.  Maintenant, avec notre quantité de bovins, nous pouvons faire une sélection encore plus «serrée» de nos animaux avec résultat que même des génisses vont à la viande.  Cette sélection se reflète dans la qualité de nos troupeaux car maintenant, femelles et mâles des élevages Fort-Rajo ou De la Butte, de notre fils Zachary, se retrouvent chez d’autres éleveurs.  Nous vendons que des sujets reproducteurs pur-sang et enregistrés.  Nous continuons à enregistrer nos animaux, même si nous ne visons pas du tout de faire des expositions.  Pour nous, c’est une question de principe et de respect envers la race et envers ceux qui l’ont fait depuis le tout début de l’arrivée des Highland ici au pays.  Ne dit-on pas que le passé est garant de l’avenir?

   P.S : Je ne tiens nullement à dénigrer la race Galloway!  Nous mettions autant de cœur dans la gestion et la généalogie de ces bovins que les Highland.  Nous devions aller chercher nos taureaux reproducteurs en Ontario, car la race noire est inconnue ou presque au Québec.  Nous gardions une excellente qualité d’animaux, nous avions même vendu toutes nos génisses de 2010 pour la Russie.  Une partie de notre cheptel est rendue au Lac St-Jean, a notre plus grand bonheur, chez un éleveur qui continu l’enregistrement et le travail de bonne généalogie chez cet autre race rare de pur-sang.

 
 
 


 Exportation de Galloway  Fort-Rajo vers la Russie!!!
ajout février 2012
 
Nous avons été approchés par une commerçant pour savoir si nous avions des animaux Galloway à vendre.  Il recherchait  des génisses nées en 2010 pour exporter à des éleveurs de la Russie! Nous avons maintenant 6 génisses et un jeune mâle, baptisé X-Beauceron en route vers ce pays. Ravi par la qualité de notre troupeau le commerçant prit toutes nos femelles 2010 . Comme il nous l'a fait remarqué..nous avons écrit une page d'histoire dans l'agriculture au Canada avec les autres éleveurs qui ont fait parti de ce marché! 
 
Lire le résumé sur leur site internet. Une page complète fut attribuée à cet évènement dans le journal  La Vie Agricole, distribué à tous les producteurs agricoles francophones du Québec, de l'Ontario et des provinces Maritimes.
 
 

 
 
Nous sommes membres de la Société canadienne des éleveurs de bovins Highland depuis 2004. Sylvie fait parti du conseil d'administration depuis 2005. Et depuis décembre 2007 elle est  éditrice de la revue de la Société «The Kyloe Cry». À quelques occasions, nous rajouterons certains de ses textes déjà publiés.
 
 
«En quelques occasions dans les derniers Kyloe, nous avons écrit à propos d’achat chez des producteurs locaux. C’est une pratique que nous encourageons tous, car,  dans le fond elle nous avantage nous, en tant que producteurs de viande de qualité. La majorité d’entre nous profitons d’un réseau ou bien d’un cercle proches de clients pour vendre nos produits. Certains ont leur marché de fermiers avec leurs étales pour vendre à une plus grande clientèle. Je trouve cela merveilleux.

Mais, je me demande parfois ce que nous, nous faisons pour encourager les producteurs de différents secteurs agro-alimentaires. J’ai vu il y a quelques semaines un reportage à «La semaine verte» sur les producteurs de fruit de l’Ontario et j’ai été ébranlée de voir toute ces usines de cannage et de transformation de pêches et de poires fermées. Ces belles fermes, où de génération en génération le savoir de la culture des fruits se transmettait, tombées sous le poids des dettes parce qu’il n’y a plus d’usine pour transformer leur fruits. Que certain même cessait leur activité. Vraiment triste.

Ce qui me dérange dans ce genre de reportage : Pourquoi le savons nous si tard? Pourquoi les reportages se font lorsqu’il n’y a plus rien à faire, pourquoi les gens l’apprennent en voyant des usines fermées, des terres abandonnées. Pourquoi pas de reportages préventifs? C’est vrai, parfois on voit par ci par la des publicités gouvernementales qui encouragent les produits locaux…mais est-ce assez?

Pour notre part, dans notre famille, nous refusons d’acheter tous produits qui pourraient être produits ici qui arrivent d’ailleurs. Notre raisonnement : produits locaux,  produits de notre  province ensuite de provinces avoisinantes. Rien des autres pays, (sauf évidemment ce qui ne peut être produit ici, genre bananes, oranges, café, riz etc.) quitte à payer plus cher pour du local ou s’en passer. C’est une façon d’investir  dans l’agriculture d’ici! Jamais au grand jamais nous n’achetons les «marque sans nom». Et lorsque j’explique le pourquoi de notre démarche au gens qui nous entoure, plusieurs parmi eux ne savent rien de toutes nos règles et règlements qui font que pour nous au pays produire devient plus dispendieux entre autres. Ici, on nous oblige à ce que notre agriculture ne pollue pas, ne sente pas, soit sans herbicides ni produits chimiques, biologique au maximum, Hé….faut surtout pas que nos animaux se mettent une patte dans un cours d’eau! Wouach! Mais que ces même consommateurs qui nous surveillent et nous jugent souvent, lorsqu’ils arrivent devant le comptoir de leur épicerie, vont choisir plus souvent qu’autrement le produit moins chère, qui provient d’un pays où peu où pas de contrôles existent… Désolant!!!  Rien ne me fait plus plaisirs que de les entendre me dire : «Ah, je n’y avais pas pensé, je vais y faire attention dorénavant ! Si de payer .60 cent de plus un pot de cornichons va permettre à un cultivateur du pays de continuer, je vais le faire dorénavant…»

Et pour mes pêches et poires, et bien, je les achète qu’en saison, fraiches et de l’Ontario en premier! N’en chercher pas en conserves…c’est trop tard, elles arrivent du bout du monde et rapportent qu’aux autres dorénavant!! »
 
Sylvie Rajotte
Éditrice THe Kyloe Cry
Édition décembre 2009